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  • Sarah Dulac

Promouvoir le design (au sein) de l’entreprise,

une mutation de l’exposition pédagogique et itinérante en France, de 1979 à 2016



Design et stratégie de l’entreprise, Exposition du Centre de Création Industrielle, 1979

Cinquante panneaux contrecollés sur aluminium de 0,60m x 1,05m, neuf vitrines avec objets, trois caisses de transport pesant, au total, le faible poids de 200kg, pour une occupation minimale de l’espace, soit 50 mètres linéaires : l’exposition Design et stratégie de l’entreprise est une exposition de poche, à faible budget. De 1979 (date de sortie de l’exposition réalisée par le Centre de Création Industrielle) à 1983, cette exposition aura sillonné la France. Depuis Paris au Morbihan (1981) à Quimper (1982), en passant par Nancy (1983), Cluny (1983), Toulon, Compiègne, Bordeaux, Evreux, Toulouse… On dévoile, dans les universités, les MJC, les lycées polyvalents, les IUT, les salons de création, les stratégies d’identité visuelle et de conception de produits de grands groupes industriels. André Hatala propose, à l’époque, une sélection hétéroclite d’entreprises telles que Absorba, Braun, Kickers, Gorivaerk, Erco et Europe Assistance, pour constituer une double cartographie : à la fois celle des compétences que le design développe, de façon agile, pour se rendre indispensable dans l’entreprise, mais aussi celle des stratégies de l’entreprise pour faire valoir ses avantages concurrentiels et sa spécificité. Le design, sujet de l’exposition, est traité dans la complexité de son rapport à la production industrielle et à son rôle dans l’image de l’entreprise. Le but de cette exposition didactique et itinérante est posé : il présente « de manière pédagogique la création industrielle et son insertion dans l’entreprise, mais également, le design sous son aspect « réel » au travers d’exemples pratiques concernant aussi bien la politique de l’image que celle du développement du produit afin de montrer les méthodes de travail et les réalisations »[1].


Quoi de plus banal que de dévoiler les rouages techniques de la pratique du designer en faisant la promotion d’entreprises modèles qui, en misant sur le design, ont multiplié leur chiffre d’affaire par 60 en sept ans[2] ? Omniprésente depuis la deuxième crise énergétique, la « stratégie design »[3] dans l’entreprise est incontournable pour assurer face à la concurrence[4]. Le leitmotiv « plus le design intervient en amont dans le projet ou s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise, plus son intervention est pertinente » est martelé, bien sûr, par les designers industriels (André Hatala[5]), mais aussi soutenu par le gouvernement[6] et, plus récemment, par les start-ups[7], sans toutefois être conscient que la France n’a encore pas de culture du design[8]. Si, en 1979, c’est le Centre de Création Industrielle qui se charge de sensibiliser le public aux problèmes du design industriel, les institutions culturelles sont aujourd’hui moins sollicitées par le gouvernement pour cette médiation.

De ce fait, il semble que les formes de communication proposant une analyse du travail du designer en entreprises sont à présent directement portées ou/et produites par les entreprises et organisations privées[9]. Si l’écriture de l’histoire de l’exposition de design sous la perspective de l’interdépendance entre représentation de l’objet industriel, création industrielle et innovation n’est plus à faire[10], l’évolution des formes de l’exposition itinérante et pédagogique sur le design semble être un travail qui permettrait aussi de comprendre l’utilisation qui est faite du design au sein des start-ups françaises aujourd’hui.

Afin de comprendre les enjeux de ce type d’exposition, nous revenons brièvement ici sur ses origines. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la première institution à avoir proposé des expositions itinérantes n’est pas le MOMA mais le Victoria and Albert’s museum, en 1850, lorsque le musée prête quelques oeuvres d’art à la Central School of Design, Somerset House puis à différentes écoles de province[11]. Le manuel de l’exposition itinérante de l UNESCO datant de 1950[12] est le premier document officiel et public de ce type. Il propose de lister et détailler les origines historiques de ce type d’exposition et s’attache à expliquer l’ensemble des démarches à assurer (organisation du circuit, contrat d’exposition, rassemblement des objets, emballage des objets d’art etc…) afin de rendre accessibles « aux régions les plus lointaines, les avantages dont jouissent les grands centres de civilisation, grâce à leurs musées et leurs multiples institutions ». La volonté des conseillers techniques de l’UNESCO dans le domaine des musées et expositions est à la création de réseaux d’échanges internationaux, allant au-delà des grands centres urbains. L’enquête menée par l’UNESCO démontre, en outre, l'utilité et l'intérêt de ces expositions pour les musées. Elles constituent une ressource échangeable, partageable mais également un moyen de publicité répété. En plus d’être peu coûteuses (et pour le producteur, et pour le receveur), elles ne nécessitent que peu d’effort de la part des structures d’accueil de l’exposition. Comme nous le verrons, ces expositions bénéficient tout autant que les expositions permanentes, d’une couverture médiatique sur le plan géographique élevée, tout en faisant l’objet de recherches et de publications. Il convient de souligner que ces expositions itinérantes et pédagogiques représentent également un « service que les grands musées nationaux peuvent organiser en faveur des musées secondaires et provinciaux, ou que certains musées ayant les collections nécessaires - et faisant preuve d'initiative - peuvent assurer à des établissements scolaires, des clubs et autres centres locaux appropriés ».


C’est sous cet éclairage que nous pouvons à présent analyser notre cas d’étude, l’exposition pédagogique et itinérante Design et Stratégie de l’Entreprise.

Le cycle d’exposition (1979-1980) pour la sensibilisation du public aux problèmes de la production industrielle en France est composé de six expositions pédagogiques et itinérantes prenant originellement place, pour cinq d’entre elles[13], dans la salle de documentation du CCI.

Décrire la scénographie de cette exposition n’aurait que peu de sens. En effet, la mise en scène des produits de Braun, Erco, Absorba etc, proposée, est pauvre, tout comme les archives de l’exposition, presque inexistantes. Par ailleurs, les photographies prises au centre de documentation du CCI sont formelles : toutes les expositions réalisées dans le cadre de la salle de documentation du CCI ont comme supports les mêmes cinquante panneaux et les mêmes neuf vitrines[14]. Evidemment, de ce minimalisme, on comprend l’importance accordée au transport plus qu’à celle de l’adéquation entre esthétique ou ergonomie de l’exposition et le sujet même de l’exposition, à savoir le design. André Hatala commence la démonstration en expliquant la fonction du design. Ensuite, deux sections : l’importance de l’identité visuelle de l’entreprise et la conception du produit[15]. Pour chaque exemple de projet de design (du logotype au produit) on retrouve une définition des termes employés par les designers[16] et un éclairage sur la fonction du design au sein de la stratégie de l’entreprise. Ces stratégies sont clairement définies tout au long de la démonstration : valorisation, par le design, de l’innovation technique du produit (comme l’illustrent les vignettes de scénario d’usage du rasoir Braun[17]), mise en scène du produit via le stand d’exposition conçu par les designers de Gorivaerk, affirmation et mémorisation induite de l’identité de l’entreprise par la maîtrise du signe et du symbole (pour Absorba ici) etc… La discrétion de la mise en scène aura pour effet de souligner son contenu, en mettant en avant la réussite des marques ayant misé sur le design industriel pour le développement de l’entreprise. La conclusion rédigée par Jacques Mullender[18] est sans équivoques. On peut y lire, en filigrane, la volonté du ministère de l’industrie et du développement de relancer l’économie des PME en formant des créateurs industriels, gageure de l’innovation française sur la scène internationale. Cette exposition[19], vitrine du métier de designer (mais aussi des marques Absorba, Braun, Kickers, Gorivaerk, Erco et Europe Assistance) est donc destinée aux étudiants principalement, puis au « provinciaux », les clients et employés de ces entreprises.


Ce format d’exposition est un succès auprès des institutions vouées à l’éducation. Le planning de circulation, qui prévoyait au départ 5 lieux d’accueil[20] se remplit avec 12 autres locations. De plus, les archives du dossier de presse de l’exposition à Bourg en Bresse révèlent les traces d’une appropriation de l’exposition par des étudiants du BTS Action Commerciale faisant elle-même l’objet d’une médiatisation. Leur évènement, « exposition sur l’esthétique industrielle », a lieu du 11 au 22 novembre 1982 au Parc des Expositions lors du Salon de la Création Artistique. Ce sont les élèves de la section Technicien Supérieur en Action Commerciale du lycée Carriat de Bourg-en-Bresse[21] qui présentent l'évolution esthétique de certains produits[22] et une étude des logos de Berliet et Renault[23]. Ils invitent également Gérard Niermont, designer pour la société Kholer et Rekow (ayant travaillé deux ans chez Roger Talon) à présenter son métier aux visiteurs du Salon. En outre, le journal « Café Noir »[24] est conçu pour financer la location de l’exposition de Beaubourg et pour « mieux préparer leur insertion sociale » explique Didier Pobel, journaliste au Dauphinois. Plus loin, dans l’article, on peut lire : « Ces 20 jeunes gens qui préparent un Brevet de Technicien Supérieur en Action Commerciale n'entendent pas, en abordant l’art et ses dérivés, se couper du milieu social qui sera le leur… au contraire… »[25]. Dans Le courrier on met en avant la pluridisciplinarité de la filière : « aujourd'hui il ne suffit pas d'un bon appareil commercial pour concrétiser une agressivité sur le marché »[26]. Cette initiative, qui a son importance pour l’époque, fut également reconnue par la chargée de mission en design industriel[27], qui adresse une lettre de félicitations manuscrite au professeur Jean François Crétin[28] : « c’est la première fois, à ma connaissance, qu’un lycée technique et commercial s’intéresse ainsi au design »[29].

Nous noterons ici que la « vitrine » Design et Stratégie de l’Entreprise, est au départ (pour le ministère de la recherche industrielle et de la technologie) un outil de promotion d’un métier d’avenir et devient un instrument médiatique pour les étudiants du BTS Action Commerciale, faisant valoir leurs compétences directement auprès des entreprises. Le caractère pédagogique de notre exposition prend ici tout son sens et toute sa fonction, puisque cet événement fait écho à l’ouverture en 1982 de la première école de Création Industrielle, l’ENSCI, qui aura pour mission de former ses étudiants, notamment à travers des collaborations avec des PME. On mise donc sur l’institutionnalisation du design industriel pour justifier la fonction du designer dans l’entreprise, et non pas, comme aux Etats-Unis, sur l’intégration directe du design dans l’industrie[30]. Danielle Quarante, dans son article « Perspectives de l'Enseignement du Design Industriel pour les Ingénieurs »[31], explique que la formation de designer industriel, en 1988, est en face d'une situation de plus en plus complexe. D’une part, parce que le terme même de produit industriel s'est considérablement élargi. On passe du carrossage (ou « styling ») au design management puis design global, pour finalement inclure le design au coeur de la stratégie de l’entreprise par l’intermédiaire de systèmes de produit et de programmes de gestion de l’innovation. D’autre part, parce que le design, à la croisée des innovations technologiques, du marketing et de l’ingénierie, devient pour les PME un « facteur de compétitivité dans l'industrie, élément du devenir de la stratégie industrielle, le design global est un outil de réussite et le porte-parole de la qualité des produits ».


De 1980 à aujourd’hui, ce discours a changé. On ne parle plus du design comme un facteur de compétitivité dans l’industrie, mais dans l’entreprise[32]. Cette différence, qui semble fondamentale, se cristallise au travers des nouvelles formes d’expositions itinérantes pédagogiques de design et, plus largement, dans l’utilisation qui est faite du design (et nous ne parlons plus à présent design « industriel ») comme stratégie. Nous ne ferons pas d’hypothèse quant à cette utilisation massive de terme de stratégie[33] mais nous nous focaliserons, en revanche, sur les « stratégies » des agences promouvant aujourd’hui le design par l’exposition itinérante. Le rapport Future of Design in Start-Ups[34], fourni par l’agence NEA en 2016, prouve, chiffres à l’appui, l’impact positif du design pour ces nouvelles entreprises, qui tendent, pour certaines, à détrôner les grands groupes industriels[35]. Ce document donne presque clé en main la marche à suivre pour embaucher le bon type de designer, au bon moment, au bon poste, pour les bonnes raisons. C’est sur ce modèle, sorte de notice d’utilisation du design, et du designer, que se créent depuis une dizaine d’années des expositions itinérantes de design, à caractère (parfois) pédagogique, mais résolument tournées vers les entrepreneurs et investisseurs plus que les étudiants.

Elles sont principalement produites et créées par des organismes privés tel que le Via, l’APCI, Lille-design, Desdesigners[36]…Cette agence, Desdesigners, se charge de créer des expositions thématiques[37] et itinérantes « sur mesure » visant à promouvoir des agences de design, des designers, des éditeurs dans des salons, des foires, à la Biennale de St Etienne… Le but, selon le site web, est d’agiter les consciences, de valoriser le savoir-faire des designers et d’aider au développement économique. Contrairement à l’exposition pédagogique, expliquant de manière technique et (en principe) neutre les projets, ces expositions n’ont pas pour but de diffuser le savoir-faire original de chaque designer choisi, mais de le mettre en valeur, à travers un appareil scénographique conséquent. Les lieux d’itinérance de ces expositions ne sont évidemment pas les lycées techniques, les MJC, les petits salons de création de province. Dans un autre format d’exposition, Made in North - Le design s’explique, qui, si elle n’est pas produit par une institution culturelle est soutenu en partie par la ville de Lille. Destinée aux entreprises de la région et toute autre institution souhaitant une sensibilisation au design, elle s’adresse à tous les employés de la structure dans laquelle elle est implantée. A caractère pédagogique, cette petite exposition mobile, itinérante, pose en trame de fond, la question « Qu’est-ce que le design ? ». Tout comme les expositions « sur mesure » Desdesigners, la structure du design s’explique est configurable, par son contenu et par sa forme. Le matériel scénographique, en kit, est livré « clé en main » selon leur formule. Le locataire peut ensuite choisir dans le catalogue d’objets et de films son scénario et le message à faire passer à son entreprise. On retrouve dans ce format des similarités avec Design et Stratégie de l’Entreprise, puisqu’une sélection de 30 objets, produits et services, tous conçus et/ou fabriqués en Picardie, illustre la diversité des champs d’application du design, avec, en vis à vis, la diffusion de films et d’objets iconiques de l’histoire du design. Cette animation va plus loin encore, puisqu’ils proposent une médiation adaptée à l’entreprise durant le temps de la pause-café ou du repas. Le Via, quant à lui, propose chaque année une exposition itinérante, nullement pédagogique, mais qui offre à voir les projets d’excellence, labellisés VIA dans les villes de province. Ces produits sont « exemplaires » de par leur conception collaborative entre un producteur français et un créateur (designer, architecte, architecte d’intérieur, etc.). La sélection est effectuée par le comité VIA lors de la visite des salons professionnels et parmi les projets que VIA accompagne. Au total, 21 entreprises françaises et 31 designers sont présentés durant le Design Tour à Bordeaux, Nantes, Lyon, Montpellier, Marseille puis s’installent à Paris dans la Galerie VIA. Ce type d’exposition labellisée, s’il est itinérant, n’a aucune caractéristique pédagogique et poursuit le but de porter directement des entreprises françaises intégrant le design dans leur production.


De manière évidente, l’exposition itinérante et pédagogique portant sur le métier de designer semble avoir disparu. Trop ringarde, du fait de sa forme peu interactive ? Inutile, à présent que le design s’est institutionnalisé, par les écoles, mais aussi par la recherche ? Redondante, parce que tous les français sont déjà familiers avec la fonction du design ? Phagocytée par les expositions et grands événements plus prestigieux qui font se déplacer les foules plutôt que venir à elle ? Quelle que soit la raison, on comprend que la mutation de la forme de l’exposition, de sa cible et de son lieu de présentation est significative de la manière dont les nouvelles entreprises ont intégré le design aujourd’hui.

Ces nouvelles formes de promotion du design, sous forme de kit de démonstration, de manuel, de dispositif modulable sont à comparer à l’utilisation omniprésente qui est faite du design dans les start-ups aujourd’hui. Ces petites entreprises, adoptant une stratégie agressive, misent à 87% sur le design pour entrer en concurrence avec les grosses entreprises. Elles mettent en avant le potentiel « innovant » du design qui pense à l’usager avant de penser au rendement du produit, l’ergonomie de leur interface avec le client, l’aspect user-friendly, en somme. Les start-ups semblent en effet réussir là où les grosses industries françaises ont échoué au départ : avoir le pouvoir d’engager le designer à la fois dans la démarche organisationnelle même du projet de l’entreprise, dans l’innovation du produit et dans l’expérience de l’usager. Néanmoins, on peut se demander si la start-up, comprenant l’importance politique et économique à inclure le design au début de la chaîne de production, n’utilise pas ce facteur comme un argument clé de vente, tout en ne faisant finalement que du « carrossage » de ses applications et interfaces web…




Bibliographie

Ouvrages

Alexandra Midal, Anthologie du Design, Cité du design, St Etienne, 2013

Reyner Benham, Théorie et design à l’ère industrielle, Orléans : HYX, 2009

Articles périodiques

Danielle Quarante « Perspectives de l'Enseignement du Design Industriel pour les Ingénieurs » dans European Journal of Engineering Education, Vol.13, n°2, 1988, pp.155-160

Intramuros, « Capitales Européennes du Nouveau Design », mars-avril, n°35, p.19

Intramuros, « Stratégies. Le rôle du design dans la communication globale », mars-avril, n°35, pp.28-32

Le Dauphinois, « De la salle de classe…Au Salon d’Art… » article du 27.10.1982, p.?

Le courrier, « Design Industriel… » Une expo et un Journal avec le BTS Action Commerciale de Carriat », article du 12.11.1982, p.?

Le Monde, « Le gouvernement adopte un important programme d'aide à la recherche scientifique et technologique des P.M.E »., 26.09.1979. Consulté le 23 décembre 2016, en ligne :

http://www.lemonde.fr/archives/article/1979/09/26/le-gouvernement-adopte-un-important-programme-d-aides-a-la-recherche-scientifique-et-technologique-des-p-m-e_2785390_1819218.html#fZxsLWRgSl0oCV6g.99

Nicolas Minvielle, « La " cuillère d'E. " ou de la nécessité d'un management du design », dans Revue française de gestion, 3/2006 (no 162), p. 51-62. Consulté le 30 décembre 2016. Disponible en ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RFG_162_0051#re4no4

Museum, Musées et expositions itinérantes, UNESCO, Paris, Vol III, n° 4, 1950

TDC, Interview de Roger Tallon « Je reste un

moderniste radical », Technologie, Septembre-Octobre, N°157, 2008, p.34

Articles en ligne

AFD, « Pour arrêter de parler de stratégie et de design n'importe comment » par Nicolas Minvielle, Consulté le 3 janvier 2017. Disponible en ligne http://www.design-blog.info/coups-de-gueule/pour-arreter-de-parler-de-strategie-et-de-design-n-c12p209.htm

Pour une politique nationale du design, Mémoire réalisé par le Collège des designers en 2013 pour la Mission Design dont Alain Cadix est en charge en 2013, p.7. Consulté le 4 janvier, en ligne : http://competitivite.gouv.fr/documents/commun/Documentation_poles/etudes__rapports/Pour%20une%20politique%20nationale%20du%20design.pdf

Future of Design in Start-Ups, NEA, 2016. Consulté le 5 janvier, en ligne : https://daoy1b221nves.cloudfront.net/NEA_FOD_Survey_2016.pdf

Expositions recensées sur le catalogue raisonné des expositions de la bibliothèque Kandinsky

« Conditions du travail, le travail sous conditions : Diagnostic et améliorations », exposition du Centre de Création Industrielle, Dir. Jacques Mullender. Salle de documentation du CCI - Rez-de-chaussée, 19 septembre - 12 novembre 1979

« Design et stratégie de l’entreprise », exposition du Centre de Création Industrielle, Dir. Jacques Mullender. Salle de documentation du CCI - Rez-de-chaussée, du 14 novembre 1979 au 14 janvier 1980

« L'enseignement du design graphique et industriel », exposition du Centre de Création Industrielle. Dir. Jacques Mullender. Salle de Documentation du Centre de Création Industrielle, du 1er octobre 1980 et ouverte jusqu'au 1er décembre 1980

« L’objet industriel », exposition du Centre de Création Industriel. Dir. Jacques Mullender. Galerie du CCI au niveau mezzanine, 19 mars - 2 juin 1980

« Made in North - Le design s’explique », (exposition de Pierre Jonquez en collaboration avec l’entreprise Nord Picardie Bois.), pas de lieu d’exposition répertorié, 2015

Catalogue d’exposition

[Exposition. Centre Pompidou, Paris, 1979]. Design et stratégie de l’entreprise,. Dir. Jacques Mullender. Paris, 1979

[Exposition. Centre Pompidou, Paris, 1977]. La marque. Dir. Jacques Mullender. Paris, 1977

[1] Design et stratégie de l’entreprise, Centre Pompidou, Paris, 1979, p.29


[2] Design et stratégie de l’entreprise, Centre Pompidou, Paris, 1979, p.57, Kickers mettra en place un nouveau produit, à la base de sa gamme de chaussures, qui définira leur style et les ancrera durablement dans le marché de la cordonnerie.


[3] Voir l’article de Nicolas Minvielle (Responsable Mastère Spécialisé « Marketing, Design et Création » à l ‘école de business Audencia) Pour arrêter de parler de stratégie et de design n'importe comment sur les dérives de l’utilisation des termes stratégies et design aujourd’hui. Consulté le 3 janvier 2017. Disponible en ligne http://www.design-blog.info/coups-de-gueule/pour-arreter-de-parler-de-strategie-et-de-design-n-c12p209.htm


[4] Introduction du catalogue d’exposition Design et stratégie de l’entreprise, Centre Pompidou, Paris, 1979, par Jacques Mullender.


[5] André Hatala est le commissaire de l’exposition Design et Stratégie de l’Entreprise et designer graphique, ancien enseignant des Arts Décoratifs de Paris.


[6] « Le gouvernement, réuni mardi 25 septembre en comité interministériel, a approuvé un programme de 77 millions de francs pour favoriser les moyens des petites et moyennes entreprises dans le domaine de la recherche industrielle et de la technologie. »

Le Monde, Le gouvernement adopte un important programme d'aides à la recherche scientifique et technologique des P.M.E., 26.09.1979. Consulté le 23 décembre 2016, en ligne :

http://www.lemonde.fr/archives/article/1979/09/26/le-gouvernement-adopte-un-important-programme-d-aides-a-la-recherche-scientifique-et-technologique-des-p-m-e_2785390_1819218.html#fZxsLWRgSl0oCV6g.99


[7] On précisera plus loin dans l’article quel type de design est effectivement plébiscité à 87% par les créateurs de start-ups tels que Uber, Air B&B, Plaid …


[8] Pour une politique nationale du design, Mémoire réalisé par le Collège des designers en 2013 pour la Mission Design dont Alain Cadix est en charge en 2013, p.7. Consulté le 4 janvier, en ligne : http://competitivite.gouv.fr/documents/commun/Documentation_poles/etudes__rapports/Pour%20une%20politique%20nationale%20du%20design.pdf


[9] Nous reviendrons plus tard sur les acteurs de promotion du design dans l’entreprise, à savoir l’APCI, le VIA, l’agence Des designers et NEA, les Red Dot design Awards, et l’exposition Le design s’explique créé pour les entreprises par le designer Pierre Jonquez, soutenu par l’entreprise Nord Picardie Bois.


[10] Et concerne aussi un certain type d’exposition dont les moyens économiques sont autrement supérieurs à ceux mis en place pour une exposition pédagogique et itinérante, à destination de MJC, lycées techniques, salons de création de province. Nous citons, à titre d’exemple, quelques ouvrages démontrant l’importance de l’exposition dans le développement de l’objet industriel et de la figure du designer :


[11] Le Department of Circulation du V&A nait en 1852.


[12] Museum, Musées et expositions itinérantes, Vol III, n° 4, 1950. p. 261. Ce document s’appuie explicitement sur le manuel interne des expositions itinérantes du MOMA.


[13] L’exception étant l’exposition L’objet industriel, du 19 mars au 2 juin 1980, prenant place dans la

Galerie du CCI au niveau mezzanine.


[14] Voir fig n°2


[15] Ce sont les deux grandes parties de l’exposition. Les sous parties étant : signe, logotype, signe et logotype, couleur, alphabet, organisation typographique, photographie de produits, dessin de produits, reportages photographiques, annonces publicitaires, conditionnement, stands d’exposition, présentation sur le lieu de vente, véhicule. Pour la section Conception de produit, le sous sections : rasoir, réveil, chaussures, vêtements d'enfants, matériel de signalisation, appareils d'éclairage, siège de bureau.


[16] Définition de logotype, de typographie, d’utilité fonctionnelle, psychique et sociale que doit comporter un produit etc…


[17] [17] Design et stratégie de l’entreprise, Centre Pompidou, Paris, 1979, p.38 et 39


[18] Le directeur du Centre de Création Industrielle à l’époque.


[19] Et nous pouvons même parler plus largement du cycle d’exposition du centre de Documentation du CCI de 1979 à 1980.


[20] Dans l’ordre d’itinérance, de mars à novembre 1980 : au lycée d’enseignement professionnel d’Argentan, à la Maison des jeunes et de la culture d’Evreux, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux, à l’Université de Technologie de Compiègne, et au foyer des jeunes travailleurs de Rodez.


[21] Il est intéressant de préciser que cette section de l'enseignement public est vouée à l'action commerciale dans la région Rhône-Alpes était l'unique section de ce type en 1982.


[22] Ils augmentent l’exposition de Baubourg avec une analyse historique de l’évolution esthétique du jouet de l’entreprise Oyonaxienne Berchet, mais aussi des téléphones Thomson CSF, du fer à repasser et radiateur Calor, du hâchoir et moulin à café de Moulinex.


[23]Aucune précision quant à cette information.


[24] Voir annexe. Fig n°7


[25]Le Dauphinois, De la salle de classe…Au Salon d’Art… article du 27.10.1982, p.?


[26] Le courrier, « Design Industriel… » Une expo et un Journal avec le BTS Action Commerciale de Carriat, article du 12.11.1982, p.?


[27] Eliane de Vendeuvre, attachée au Ministère de la Recherche et de la Technologie.


[28] Le responsable de la manifestation « esthétique industrielle» au lycée Carriat


[29] [29] Voir annexe. Fig. n° 8


[30] Cette constatation, peu nouvelle, est à remettre dans une perspective historique du design au sein de l’industrie. Roger Tallon, pionnier du design français, explique dans une interview pour la revue éducative TDC l’intégration avant-gardiste des designers au sein des grands groupes industriels américains, tels que Général Motors, Ford, Dassault-Breguet Aviation, montrant que l’état Français n’a compris que très tardivement le rôle du designer sur le plan économique :

« R.T. Les ingénieurs autour de moi ne pensaient pas qu’il puisse exister une problématique qui leur échappe. Ce fut très dur de leur faire admettre notre utilité... Je crois fondamentalement que la France est un pays de tradition rurale. En Italie, par exemple, le design a tout de suite pris comme valeur esthétique et philosophique. En Allemagne, une réaction de la révolution industrielle a ouvert l’école du Bauhaus, un projet que l’on pourrait qualifier d’antiacadémique, basé sur une connaissance technique, économique et culturelle approfondie des processus de fabrication, de distribution et de consommation. Il s’agissait rien de moins que d’inventer l’objet fonctionnel capable d’émanciper l’individu pour lui épargner un asservissement à la consommation...

F.C.Tandis que chez nous, dans cet après-guerre, les ingénieurs tenaient le haut du pavé, n’est-ce pas ?

R. T. On avait le terreau avec les modernistes, les influences de Le Corbusier et de l’UAM. Mais rien sur le plan industriel. Et aucune volonté politique. Une mission des bureaux d’études européens (Pratique et formation) est partie aux États-Unis et a découvert que le design était déjà institutionnalisé, en cette période de plan Marshall. » TDC, Interview de Roger Tallon « Je reste un

moderniste radical », Technologie, Septembre-Octobre, N°157, 2008, p.34


[31] « Perspectives de l'Enseignement du Design Industriel pour les Ingénieurs » dans European Journal of Engineering Education, Vol.13, n°2, 1988, pp.155-160


[32] « Dans cette optique, le team design s’est retrouvé à tenter de concevoir un produit qui puisse valoriser sa griffe et donc à rejeter les problèmes techniques sur la production industrielle, considérée comme devant s’adapter aux contraintes de la « beauté ». Les deux actions sont tout à fait rationnelles mais, dans le cas présent, malheureusement contradictoires. Ce problème est souligné dans un rapport du ministère de l’Économie et des Finances (MEF, 1998) : « Le statut du designer externe, consultant extérieur à l’entreprise (…) lui confère une place à la fois avantageuse et délicate pour agir. En effet, la validité et la pertinence du projet design dépendent de la capacité de l’agence à intégrer le potentiel et les contraintes de l’entreprise, mais aussi du marché vers lequel elle se destine. C’est dans ce cadre bien défini que le designer pourra employer au maximum ses compétences ».


[33] Pour arrêter de parler de stratégie et de design n'importe comment sur les dérives de l’utilisation des termes stratégies et design aujourd’hui. Consulté le 3 janvier 2017. Disponible en ligne http://www.design-blog.info/coups-de-gueule/pour-arreter-de-parler-de-strategie-et-de-design-n-c12p209.htm


[34] Future of Design in Start-Up, NEA, 2016. Consulté le 5 janvier, en ligne : https://daoy1b221nves.cloudfront.net/NEA_FOD_Survey_2016.pdf



[36] Cette agence existe depuis 2006, après avoir connu un vif succès durant la Biennale de St Etienne la même année, avec l’exposition « On a du chien ».


[37]Des thématiques telles que : Mieux vivre, Cabinet de curiosité, It’s Now, Vivre avec son temps, Work, Bois, Lux, Pratik Etik, Le sur Mesure….

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